Les habitants des grandes villes sont habitués à entendre le bruit des sirènes chaque premier mercredi du mois. Quand la sirène retentit, personne ne peut empêcher les autres de l’entendre, et une personne qui entend la sirène n’affecte pas la capacité des autres à l’entendre avec la même intensité. Ces deux propriétés, à savoir que personne ne peut empêcher les autres de consommer et que la consommation d’une personne n’altère pas la consommation d’une autre personne, caractérisant les biens publics (collectifs). Ils sont différents des biens étudiés jusqu’à présent : les biens privés. En effet, ces derniers sont échangés sur les marchés où les acheteurs et les vendeurs se rencontrent ; s’ils s’accordent sur les prix, ils transfèrent la propriété du bien.
Source : Daron Acemoglu, David Laibson, John A. List, Introduction à l’économie, Pearson, 2018.
Questions
1) Comment peut-on définir un bien collectif ?
2) Pourquoi la sirène qui retentit chaque premier mercredi du mois est-elle un bien collectif ?
3) Cherchez d’autres exemples de biens collectifs.
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1) Comment peut-on définir un bien collectif ?
Ce sont des biens collectifs que le marché ne procure pas car ils sont « rivaux » et « non excluables ».
2) Pourquoi la sirène qui retentit chaque premier mercredi du mois est-elle un bien collectif ?
Tout le monde peut entendre l’alarme qui retentit, et personne ne peut exclure quelqu’un du son de l’alarme (toute la collectivité en bénéficie).
3) Cherchez d’autres exemples de biens collectifs.
On peut citer le réseau routier, les ponts, les chemins de fer, les viaducs, les phares maritimes…