Document 4-Qui sont les pauvres en France ?

Facile

Voir le lien

 

Questions

1.Qu’appelle-t-on “seuil de pauvreté” ? Comment est calculé le seuil de pauvreté utilisé dans l’enquête ?

2.Quels sont les facteurs qui influent sur le taux de pauvreté ? Illustrez chaque facteur par des données chiffrées pertinentes.

Voir la correction

1.Qu’appelle-t-on “seuil de pauvreté” ? Comment est calculé le seuil de pauvreté utilisé dans l’enquête ?

Le seuil de pauvreté est le niveau de vie en-dessous duquel une personne est considérée comme pauvre.

Ici, le seuil de pauvreté est ici fixé à 50 % du niveau de vie médian ou, parfois, à 60 % du revenu médian.

2.Quels sont les facteurs qui influent sur le taux de pauvreté ? Illustrez chaque facteur par des données chiffrées pertinentes.

L’âge influe sur le taux de pauvreté. Celui-ci est plus élevé pour les individus de moins de 29 ans que pour les autres. Jusqu’à la catégorie des 20-29 ans, le taux de pauvreté a tendance à augmenter avec l’âge. Ainsi, sur 100 enfants de moins de 10 ans, 11,3 vivent sous le seuil de pauvreté (à 50 % du revenu médian), sur 100 individus de 20 à 29 ans, 11,8 en moyenne vivent sous le seuil de pauvreté. Ensuite, le taux de pauvreté tend baisser avec l’âge jusqu’à la catégorie des 70-79 ans, qui est la moins touchée par la pauvreté. Sur 100 individus âgés de 70 à 79 ans, 1,9 en moyenne vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Au-delà de 80 ans, le taux de pauvreté part à la hausse mais reste bien en-dessous des niveaux atteints pour les jeunes. Ainsi, sur 100 individus âgés de 80 ans et plus, 3,6 en moyenne vivent sous le seuil de pauvreté.

Le type de ménage joue aussi sur l’exposition à la pauvreté. Sur 100 ménages pauvres, 42 en moyenne sont des couples avec enfants, 24,64 des familles monoparentales (largement sur-représentées), 18,88 en moyenne sont des personnes seules, 8è en moyenne des couples sans enfants. Les familles avec enfants semblent donc plus exposées à la pauvreté que les couples ou individus seuls sans enfants.

Le niveau de diplôme a aussi un impact. Les deux tiers des pauvres ont au plus le CAP.

La profession exercée (qui est corrélée le plus souvent avec le niveau de revenus perçu) est aussi un facteur explicatif : sur 100 personnes pauvres, 47,75 en moyenne sont des ouvriers (alors qu’ils ne sont que 20 % de la population active totale), 30,67 en moyenne sont des employés.

Le statut d’activité compte. Les inactifs (hors retraités) et les chômeurs représentent plus de 70 % des personnes pauvres.

L’origine immigrée ou non est elle aussi déterminante. En utilisant le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian, on note que sur 100 personnes vivant dans un ménage immigré, 37,6 en moyenne sont considérées comme pauvres en 2013, alors que seuls 13 % de la population totale vit sous ce seuil de pauvreté.

Le lieu de résidence intervient lui aussi. Plus la taille de l’agglomération augmente, plus le taux de pauvreté augmente lui aussi. Ainsi, les deux tiers des personnes dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian vivent dans les grands pôles urbains.

Par contre, le genre semble assez peu intervenir.