Document 3 : Un exemple de service collectif : le financement de l’éducation

Facile

En 2018, la dépense intérieure d’éducation est estimée à 157,2 milliards d’euros, soit 6,7 % de la richesse nationale (PIB). […] L’État participe de manière prépondérante au financement de la dépense intérieure d’éducation, à hauteur de 57,4 % en 2018 […]. Il supporte l’essentiel des charges de personnel qui représentent les trois quarts des dépenses. Les collectivités territoriales financent 23,4 % de la dépense intérieure d’éducation, les entreprises 8,5 %, les ménages, quant à eux, participent à hauteur de 7,8 %. Enfin, les autres administrations publiques, notamment la CAF qui verse l’allocation de rentrée scolaire (ARS), financent les 2,9 % restants […]. La dépense moyenne est de 6 820 euros pour un élève du premier degré, 9 930 euros pour un élève du second degré et 11 470 euros pour un étudiant.

Source : L’état de l’école 2019, Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse

Questions :

1. Retrouvez, dans le document, les différentes institutions qui financent le système éducatif en France.

2. Expliquez en quoi le financement de ce service collectif participe à la réduction des inégalité

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1. Quelles sont les six catégories de prestations sociales présentées dans ce document ? Donnez, pour chaque catégorie, un exemple de prestation sociale.

Les prestations sociales désignent toutes les prestations en espèces (revenu de transfert) ou en nature (remboursement de médicaments, de soins…) que les institutions de protection sociale versent à leurs bénéficiaires. Il existe six catégories de prestations, qui correspondent à six « risques sociaux » :

  • La branche « santé » : remboursement des soins, de certains médicaments, indemnités journalières de la Sécurité sociale, etc. ;

  • La branche « vieillesse-survie » : pensions de retraite, allocation personnalisée d'autonomie, etc. ;

  • La branche « famille » : allocations familiales, indemnités journalières pour maternité, etc. ;

  • La branche « emploi » : indemnisation du chômage, aides à la réadaptation et la réinsertion professionnelle, préretraites, etc. ;

  • La branche « logement » : aide personnalisée au logement,

  • La branche « pauvreté - exclusion sociale » : revenu de solidarité active.

2. Faites une phrase pour chacune des données entourées. Calculez ensuite l’évolution, en %, entre ces deux données.

En 2012, le montant des prestations sociales de la branche « vieillesse-survie » s’élève à 299 milliards d’euros. Il s’élève à 325,3 milliards d’euros en 2016, soit une augmentation de 8,8% en quatre ans.

(Calcul : (325,3-299)/299*100)

3. Calculez la part, en %, des prestations de la catégorie « vieillesse-survie », et des prestations de la catégorie « pauvreté-exclusion sociale », sur l’ensemble des prestations versées en 2016 en France.

325,3/714,5*100=45,5%

Les prestations de la branche « vieillesse » représentent 45,5% du total des prestations sociales versées en 2016.

21,9/714,5*100=3,1%

Les prestations de la branche « exclusion » représentent 3,1% du total des prestations sociales versées en 2016.1. Retrouvez, dans le document, les différentes institutions qui financent le système éducatif en France.

Le système éducatif en France est en très grande majorité financé par les pouvoirs publics : l’État finance en majorité l’école ; les collectivités territoriales (mairies pour les écoles primaires, départements pour les collèges, régions pour les lycées) participent également à son financement ; d’autres administrations publiques comme la CAF y contribuent également. Les ménages et entreprises financent aussi en partie l’école.

2. Expliquez en quoi le financement de ce service collectif participe à la réduction des inégalités.

L’école peut permettre de réduire les inégalités économiques entre les familles, qui ne paient pas les frais de scolarité (9 930 euros par an pour un lycéen en 2018 !). Elle permet aussi de réduire les inégalités sociales, en permettant aux jeunes d’accéder à des diplômes : on parle d’égalité des chances.